Drame·Jeunesse·Lectures

Tout plutôt qu’être moi – Ned Vizzini – Lecture commune

couv70070261★★★★★

Durant l’une des séances chez son psy, Craig Gilner apprend qu’il existe une maladie mentale appelée le syndrome d’Ondine : ceux qui en souffrent oublient de respirer ; pour ne pas mourir asphyxiés, ils doivent se répéter sans cesse « respire, respire, respire ». La dépression, Graig va en faire l’expérience, c’est ce qui arrive quand on oublie de vivre.


Voici autre autre lecture commune des plus agréables avec Léa du blog Critiquea. On avançait et commentait chaque chapitre au même rythme. L’histoire nous a bien plue à toutes les deux.


Lire en anglais est toujours une bonne idée ; c’est ce que j’ai fait pour ce livre ci. L’auteur nous embarque dans un roman qui d’après le résumé, semble, vous savez, parti pour vous faire plonger dans une lecture addictive triste au possible. En fait, c’est tout le contraire. Le résumé contrastait avec la couverture. Et une fois qu’on a lu le livre, la couverture prend tout son sens, vous verrez. Je retrouvais Craig avec plaisir, un personnage auquel je ne m’attendais pas à m’identifier autant.

On suit Craig à travers un parcours, de l’origine de ses mots à son état actuel. Il fait des choix, des rencontres, et est empli de regrets et de pensées qu’il tourne et retourne dans sa tête. Dès le début, je m’identifie à lui. Son histoire peut toucher toute personne un tant soit peu sensible. 

L’écriture est simple, tout en légèreté et sans fioritures. Directement au point. Au début, elle me semblait trop vulgaire, ou plutôt familière. Léa a eu la même impression. Mais avec l’avancement du livre et l’évolution de Craig, son environnement qui change, on se rend compte que son langage et ses pensées sont liés aux gens qui l’entoure. Ainsi l’auteur a parfaitement bien réussi à nous transmettre l’influence que l’environnement et la pression de l’extérieur a sur nous. 

« You have to be the prude or the slut, and if you pick one, other people hate you for it, and you can’t trust anyone anymore, because they’re all after the same thing, and you see that you can never go back to how it was before… »

Et puis il y a les métaphores. Sérieusement. J’ai été tellement touchée. Nous avons tous des Tentacules qui nous font perdre la tête, à cause desquelles nous passons des heures à gamberger. Et des Ancres, ces points stables de notre vie qui seront toujours là ; pour Craig, c’est l’art, ses cartes. Pour moi, ce sont les livres. Trouvez votre ancre – c’est un peu la morale du livre. 

À la fin du livre, on apprend dans une courte biographie que l’auteur a été cinq jours en hôpital psychiatrique, ce qui donne encore plus de sens et d’ampleur au récit qu’on vient de terminer. On sent que l’auteur a vécu cette expérience – par l’ambiance, les descriptions réalistes des gens et des lieux qu’on peut trouver dans un hôpital psychiatrique. Ned Vizzini, maintenant célèbre, ne cache pas son séjour et il est en paix avec.  

« I’m going to be here until I’m cured ? »

« Life isn’t cured, Mr. Gilner. » Dr Mahmoud leans in. « Life is managed. »

La force du roman vient aussi de l’humour léger – sans être noir ou lourd – que Craig, ses parents et les autres patients apportent et qui rend le livre plaisant à lire et absolument pas déprimant. Du fait que Craig soit d’un tempérament assez ironique, le roman s’imprègne de son caractère et traite des sujets avec légèreté et humour sans toutefois dénigrer la dureté et l’importance de la dépression.

Ce livre donne de l’espoir et de l’amour, il m’a bouleversée à un point et s’inscrit dans mes coup de cœurs, pour sûr ! J’ai été transportée d’un bout à l’autre. L’auteur a su trouver les bons mots et à apporté un touche parfaitement dosée d’humour pour mettre un peu de son vécu dans l’histoire de Craig. 


« I don’t have time »

 « Silly. You always have time.  » 

« Oh yeah. » « Yes. Time is a person-made concept. » 

« Really ? Where’d you hear that ? » 

« I made it up. »  

« I don’t know if that’s true. We all live within time. It rules us. » 

« I use my time how I want, so I rule it »

L’avis de Léa :

« Ce livre m’a beaucoup touchée (à vrai dire, je suis restée figée plusieurs minutes à réfléchir lorsque je l’ai refermé). Il nous donne de l’espoir, il nous montre que quand on croit avoir touché le fond, il reste toujours quelque chose pour nous faire remonter à la surface. »

> Lire la suite sur son blog Critiquea <

Publicités

Une réflexion au sujet de « Tout plutôt qu’être moi – Ned Vizzini – Lecture commune »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s